Ellga in Wonderland

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2nd février 2012

3 notes 

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Il ne fait jamais nuit quand je vois ton visage 
- William Shakespeare

Il ne fait jamais nuit quand je vois ton visage 

- William Shakespeare

1st février 2012

2 notes 

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Par la rue «Plus tard», on arrive à la place «Jamais».
- Proverbe Espagnol

Par la rue «Plus tard», on arrive à la place «Jamais».

- Proverbe Espagnol

31st janvier 2012

3 notes 

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Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.

- Henry David Thoreau

Photo : Rodney Smith

Vous devez vivre dans le présent, lancez-vous sur chaque vague, trouvez votre éternité à chaque instant. Les fous croient en la possibilité d’une île et se tournent vers une autre terre. Il n’y a pas d’autres terres, il n’y a pas d’autre vie.
- Henry David Thoreau
Photo : Rodney Smith

30th janvier 2012

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Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?” Son frère se taisait, et Edouard poursuivit : “Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou. C’est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t’obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d’aussi peu sérieux, c’est perdre soi-même tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou.
- Milan Kundera, Risibles Amour

Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui ? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires ? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses ?” Son frère se taisait, et Edouard poursuivit : “Si tu ne lui disais que la vérité, que ce que tu penses vraiment de lui, ça voudrait dire que tu consens à avoir une discussion sérieuse avec un fou et que tu es toi-même fou. C’est exactement la même chose avec le monde qui nous entoure. Si tu t’obstinais à lui dire la vérité en face, ça voudrait dire que tu le prends au sérieux. Et prendre au sérieux quelque chose d’aussi peu sérieux, c’est perdre soi-même tout son sérieux. Moi, je dois mentir pour ne pas prendre au sérieux des fous et ne pas devenir moi-même fou.

- Milan Kundera, Risibles Amour

29th janvier 2012

5 notes 

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J’ai besoin, à côté de moi, d’une femme simple et équilibrée, et dont l’âme inquiète et trouble ne four­nirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c’est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c’est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte.


J’ajouterai à cela que j’ai besoin d’une femme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespéré de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seul, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et une femme qui s’occupe sans cesse de moi, qui suis incapable de m’occuper de rien, qui s’occupe de moi pour les plus petites choses. Une artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d’un égoïsme féroce, mais c’est ainsi. Il ne m’est même pas nécessaire que cette femme soit très jolie, je ne veux pas non plus qu’elle soit d’une intelligence excessive, ni surtout qu’elle réfléchisse trop. Il me suffit qu’elle soit attachée à moi.

Je pense que tu sauras apprécier la grande franchise avec laquelle je te parle et que tu me donneras la preuve d’intelligence suivante : c’est de bien pénétrer que tout ce que je te dis n’a rien à voir avec la puis­sante tendresse, l’indéracinable sentiment d’amour que j’ai et que j’aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n’a rien à voir lui-même avec le courant ordinaire de la vie. Et elle est à vivre, la vie. Il y a trop de choses qui m’unissent à toi pour que je te demande de rompre, je te demande seulement de changer nos rapports, de nous faire chacun une vie différente, mais qui ne nous désunira pas.


- Antonin Artaud

J’ai besoin, à côté de moi, d’une femme simple et équilibrée, et dont l’âme inquiète et trouble ne four­nirait pas sans cesse un aliment à mon désespoir. Ces derniers temps, je ne te voyais plus sans un sentiment de peur et de malaise. Je sais très bien que c’est ton amour qui te fabrique tes inquiétudes sur mon compte, mais c’est ton âme malade et anormale comme la mienne qui exaspère ces inquiétudes et te ruine le sang. Je ne veux plus vivre auprès de toi dans la crainte.
J’ajouterai à cela que j’ai besoin d’une femme qui soit uniquement à moi et que je puisse trouver chez moi à toute heure. Je suis désespéré de solitude. Je ne peux plus rentrer le soir, dans une chambre, seul, et sans aucune des facilités de la vie à portée de ma main. Il me faut un intérieur, et il me le faut tout de suite, et une femme qui s’occupe sans cesse de moi, qui suis incapable de m’occuper de rien, qui s’occupe de moi pour les plus petites choses. Une artiste comme toi a sa vie, et ne peut pas faire cela. Tout ce que je te dis est d’un égoïsme féroce, mais c’est ainsi. Il ne m’est même pas nécessaire que cette femme soit très jolie, je ne veux pas non plus qu’elle soit d’une intelligence excessive, ni surtout qu’elle réfléchisse trop. Il me suffit qu’elle soit attachée à moi.
Je pense que tu sauras apprécier la grande franchise avec laquelle je te parle et que tu me donneras la preuve d’intelligence suivante : c’est de bien pénétrer que tout ce que je te dis n’a rien à voir avec la puis­sante tendresse, l’indéracinable sentiment d’amour que j’ai et que j’aurai inaliénablement pour toi, mais ce sentiment n’a rien à voir lui-même avec le courant ordinaire de la vie. Et elle est à vivre, la vie. Il y a trop de choses qui m’unissent à toi pour que je te demande de rompre, je te demande seulement de changer nos rapports, de nous faire chacun une vie différente, mais qui ne nous désunira pas.

- Antonin Artaud

28th janvier 2012

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Sometimes our flame goes out, but is blown again into instant flame by an encounter with another human being.
-  Albert Schweitzer

Sometimes our flame goes out, but is blown again into instant flame by an encounter with another human being.

- Albert Schweitzer

27th janvier 2012

4 notes 

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Love me or hate me, both are in my favor… If you love me, I’ll always be in your heart… If you hate me, I’ll always be in your mind.
—William Shakespeare  (via la-ritournelle)

Love me or hate me, both are in my favor… If you love me, I’ll always be in your heart… If you hate me, I’ll always be in your mind.

—William Shakespeare  (via la-ritournelle)

26th janvier 2012

4 notes 

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 Vous savez, c’est tout un travail de tomber amoureux. Vous devez avoir l’énergie, la générosité, la cécité. Il ya même un moment, au tout début, c’est comme sauter un précipice: si vous réfléchissez, vous ne le ferez pas. Je sais que je n’arriverai jamais sauter à nouveau. 
-  Jean-Paul Sartre, La nausée

 Vous savez, c’est tout un travail de tomber amoureux. Vous devez avoir l’énergie, la générosité, la cécité. Il ya même un moment, au tout début, c’est comme sauter un précipice: si vous réfléchissez, vous ne le ferez pas. Je sais que je n’arriverai jamais sauter à nouveau. 

- Jean-Paul Sartre, La nausée

25th janvier 2012

1 note 

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Le boulanger n’avait pas encore dégrafé les rideaux de fer de sa boutique que déjà le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé, mis dans l’impossibilité de bouger. Deux compagnies de S.S. et un détachement de miliciens le tenaient sous la gueule de leurs mitrailleuses et de leurs mortiers. Alors commença l’épreuve.
Les habitants furent jetés hors des maisons et sommés de se rassembler sur la place centrale. Les clés sur les portes. Un vieux, dur d’oreille, qui ne tenait pas compte assez vite de l’ordre, vit les quatre murs et le toit de sa grange voler en morceaux sous l’effet d’une bombe. Depuis quatre heures j’étais éveillé. Marcelle était venue à mon volet me chuchoter l’alerte. J’avais reconnu immédiatement l’inutilité d’essayer de franchir le cordon de surveillance et de gagner la campagne.Je changeai rapidement de logis. La maison inhabitée où je me réfugiai autorisait, à toute extrémité, une résistance armée efficace. Je pouvais suivre de la fenêtre, derrière les rideaux jaunis, les allées et venues nerveuses des occupants. Pas un des miens n’était présent au village. Cette pensée me rassura. À quelques kilomètres de là, ils suivraient mes consignes et resteraient tapis. Des coups me parvenaient, ponctués d’injures. Les S.S. avaient surpris un jeune maçon qui revenait de relever des collets. Sa frayeur le désigna à leurs tortures. Une voix se penchait hurlante sur le corps tuméfié : « Où est-il ? Conduis-nous », suivie de silence. Et coups de pied et coups de crosse de pleuvoir. Une rage insensée s’empara de moi, chassa mon angoisse. Mes mains communiquaient à mon arme leur sueur crispée, exaltaient sa puissance contenue. Je calculais que le malheureux se tairait encore cinq minutes, puis, fatalement, il parlerait. J’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance. Alors apparut jaillissant de chaque rue la marée des femmes, des enfants, des vieillards, se rendant au lieu de rassemblement, suivant un plan concerté. Ils se hâtaient sans hâte, ruisselant littéralement sur les S.S., les paralysant « en toute bonne foi ». Le maçon fut laissé pour mort. Furieuse, la patrouille se fraya un chemin à travers la foule et porta ses pas plus loin.
Avec une prudence infinie, maintenant des yeux anxieux et bons regardaient dans ma direction, passaient comme un jet de lampe sur ma fenêtre. Je me découvris à moitié et un sourire se détacha de ma pâleur. Je tenais à ces êtres par mille fils confiants dont pas un ne devait se rompre.
J’ai aimé farouchement mes semblables cette journée-là, bien au-delà du sacrifice.
- René Char, Feuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard, 1946 (carnets écrits pendant que René Char était dans la résistance française)

Le boulanger n’avait pas encore dégrafé les rideaux de fer de sa boutique que déjà le village était assiégé, bâillonné, hypnotisé, mis dans l’impossibilité de bouger. Deux compagnies de S.S. et un détachement de miliciens le tenaient sous la gueule de leurs mitrailleuses et de leurs mortiers. Alors commença l’épreuve.

Les habitants furent jetés hors des maisons et sommés de se rassembler sur la place centrale. Les clés sur les portes. Un vieux, dur d’oreille, qui ne tenait pas compte assez vite de l’ordre, vit les quatre murs et le toit de sa grange voler en morceaux sous l’effet d’une bombe. Depuis quatre heures j’étais éveillé. Marcelle était venue à mon volet me chuchoter l’alerte. J’avais reconnu immédiatement l’inutilité d’essayer de franchir le cordon de surveillance et de gagner la campagne.
Je changeai rapidement de logis. La maison inhabitée où je me réfugiai autorisait, à toute extrémité, une résistance armée efficace. Je pouvais suivre de la fenêtre, derrière les rideaux jaunis, les allées et venues nerveuses des occupants. Pas un des miens n’était présent au village. Cette pensée me rassura. À quelques kilomètres de là, ils suivraient mes consignes et resteraient tapis. Des coups me parvenaient, ponctués d’injures. Les S.S. avaient surpris un jeune maçon qui revenait de relever des collets. Sa frayeur le désigna à leurs tortures. Une voix se penchait hurlante sur le corps tuméfié : « Où est-il ? Conduis-nous », suivie de silence. Et coups de pied et coups de crosse de pleuvoir. Une rage insensée s’empara de moi, chassa mon angoisse. Mes mains communiquaient à mon arme leur sueur crispée, exaltaient sa puissance contenue. Je calculais que le malheureux se tairait encore cinq minutes, puis, fatalement, il parlerait. J’eus honte de souhaiter sa mort avant cette échéance. Alors apparut jaillissant de chaque rue la marée des femmes, des enfants, des vieillards, se rendant au lieu de rassemblement, suivant un plan concerté. Ils se hâtaient sans hâte, ruisselant littéralement sur les S.S., les paralysant « en toute bonne foi ». Le maçon fut laissé pour mort. Furieuse, la patrouille se fraya un chemin à travers la foule et porta ses pas plus loin.

Avec une prudence infinie, maintenant des yeux anxieux et bons regardaient dans ma direction, passaient comme un jet de lampe sur ma fenêtre. Je me découvris à moitié et un sourire se détacha de ma pâleur. Je tenais à ces êtres par mille fils confiants dont pas un ne devait se rompre.

J’ai aimé farouchement mes semblables cette journée-là, bien au-delà du sacrifice.

- René CharFeuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard, 1946 (carnets écrits pendant que René Char était dans la résistance française)

24th janvier 2012

3 notes 

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Elle dit : “Et pourquoi ne te sers-tu pas de ta force contre moi, de temps en temps ? 
- Parce qu’aimer c’est renoncer à la force”, dit Franz doucement. 
Sabina comprit deux choses : premièrement, que cette phrase était belle et vraie. Deuxièmement, qu’avec cette phrase Franz venait de se disqualifier dans sa vie érotique.
- Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être 

Elle dit : “Et pourquoi ne te sers-tu pas de ta force contre moi, de temps en temps ? 

- Parce qu’aimer c’est renoncer à la force”, dit Franz doucement. 

Sabina comprit deux choses : premièrement, que cette phrase était belle et vraie. Deuxièmement, qu’avec cette phrase Franz venait de se disqualifier dans sa vie érotique.

- Milan KunderaL’insoutenable légèreté de l’être 

23rd janvier 2012

7 notes 

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Il me semblait être au coeur d’un continuel tumulte, soumis à l’incertitude et aux caprices de ceux qui avaient fait le siècle. Mais je sais depuis que j’ai goûté l’un des plus grands bonheurs qui soient donnés aux hommes : la liberté et la jouissance de l’intelligence ; l’usage sans limites de leur esprit dans la quête de la compréhension du monde.
- Marek Halter

Il me semblait être au coeur d’un continuel tumulte, soumis à l’incertitude et aux caprices de ceux qui avaient fait le siècle. Mais je sais depuis que j’ai goûté l’un des plus grands bonheurs qui soient donnés aux hommes : la liberté et la jouissance de l’intelligence ; l’usage sans limites de leur esprit dans la quête de la compréhension du monde.

- Marek Halter

22nd janvier 2012

2 notes 

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What does it matter how many lovers you have if none of them gives you the universe?

- Jacques Lacan

21st janvier 2012

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Ils sont appuyés contre le cielIls sont une trentaine appuyés contre le cielAvec toute la vie derrière euxIls sont pleins d’étonnement pour leur épauleQui est un monument d’amourIls n’ont pas de recommandations à se faireParce qu’ils ne se quitteront jamais plusL’un d’eux pense à un petit villageOù il allait à l’écoleUn autre est assis à sa tableEt ses amis tiennent ses mainsIls ne sont déjà plus du pays dont ils rêventIls sont bien au-dessus de ces hommesQui les regardent mourirIl y a entre eux la différence du martyreParce que le vent est passé là ils chantentEt leur seul regret est que ceuxQui vont les tuer n’entendent pasLe bruit énorme des parolesIls sont exacts au rendez-vousIls sont même en avance sur les autresPourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtresEt que tout est simpleEt que la mort surtout est une chose simplePuisque toute liberté se survit.
- René-Guy Cadou,  Les Fusillés de Châteaubriant , 1946

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour
Ils n’ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont pas des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

- René-Guy CadouLes Fusillés de Châteaubriant , 1946

20th janvier 2012

8 notes 

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19th janvier 2012

16 notes 

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Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.


- Charles Bukowski (via eternelle-ritournelle)

Those faces you see every day on the streets were not created entirely without hope. Be kind to them: like you they have not escaped.

- Charles Bukowski (via eternelle-ritournelle)

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Mon blog precedent : Garde ça pour toi
Mon blog-atelier d'écriture : La Preference (my own poetry blog. In french only)

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